Moteur à air compriné

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Moteur à air compriné

Message  Andora le Sam 11 Avr - 14:48

Un moteur à air comprimé utilise uniquement des réserves
d'air comprimé préalablement stocké dans le réservoir. Il est possible
toutefois que des moteurs hybrides (air comprimé + essence ou autres
énergies) apparaissent.

Histoire


La première utilisation d'un moteur fonctionnant à l'air comprimé remonte à l'époque du développement du chemin de fer.
Les premiers systèmes de Tomlinson (1820) aux États-Unis ou
d'Andraud (1830) en France furent des échecs, car l'air comprimé
circulait dans une conduite le long de la voie et la locomotive devait
être équipée pour le prélever en continu.
Un nouveau système conçu par Andraud et Tessier de Motay, à
Paris, en 1840, où la locomotive était équipée d'un réservoir que l'on
remplissait en certains points du réseau, prouva la faisabilité du
système.
C'est l'ingénieur Louis Mékarski qui perfectionna le système et
le rendit tout à fait opérationnel en vue d'équiper des réseaux de
tramways. Il fut utilisé à Paris de 1876 à 1879 sur le réseau des
Tramways-Nord. Dès 1878, l'ensemble du réseau des tramways nantais
étaient équipés de véhicules à air comprimé qui donnèrent satisfaction
jusqu'en 1917.
À partir de 1890 d'autres villes s'équipent en tramways
Mékarski comme Vichy (1895), Aix-les-Bains (1896), La Rochelle (1899)
et Saint-Quentin (1901).
Des locomotives Mékarski étaient également en service sur
l'Arpajonnais pour la desserte nocturne "silencieuse" des Halles de
Paris jusqu'en 1933.
La mise en œuvre sur l'automobile a fait aussi l'objet de
quelques réalisations. Efficace et beaucoup moins polluant que le
véhicule électrique (par les composants de ses batteries), mais
souffrant aussi d'une autonomie limitée, le concept semble oublié et ne
bénéficie pour l'instant d'aucun lobby industriel pour sa promotion et
son développement.
Une solution pourrait arriver par l'amélioration du rendement
des moteurs à air comprimé. Deux entreprises s'y emploient
actuellement, l'une Coréenne Energine, l'autre Française MDI. [1] [2]
A noter également un nouveau venu dans ce secteur K'Airmobiles [3]
proposant des véhicules écologiques à air comprimé. A ce jour deux
prototypes de véhicules à assistance pneumatique ont pu être réalisés
et les responsables cherchent maintenant à se donner les moyens de
développer plusieurs projets de véhicules urbains ou de loisir
entièrement à propulsion pneumatique. (Arnaque ? méfiance !)

Utilisation dans les véhicules


Annoncés à de multiples reprises, les véhicules à air comprimé
restent en France pour l'instant des prototypes qui n'ont pas pu être
évalués indépendamment des tests du constructeur. De conception
originale, ils annoncent une autonomie de 200 km et une vitesse de
pointe de 110km/h. Il faut noter que lors du colloque "Véhicules propres et
biocarburants" organisé par la CCI de Marseille Provence le 9 novembre
2006 le Directeur régional de Toyota a indiqué que sa Société
travaillait depuis longtemps sur ce type de moteur et que la sortie
d'un prototype était prévue dans environ 18 mois. Si un constructeur
réputé pour sa réussite dans les voitures hybrides et électriques
travaille sur le moteur à air comprimé, on peut supposer qu'il y voit
un intérêt technique et économique.

Mise en pratique


Rechargeables en 6 heures sur le secteur ou 3 minutes dans une
station de gonflage; ses atouts par rapport au véhicule électrique sont
d'une part qu'il est possible de les "recharger" en 3 minutes, d'autre
part que la production d'air comprimé peut être faite de façon très
alternative, puisqu'elle peut provenir de toute énergie mécanique
transformée directement en air comprimé (barge au fil de l'eau,
éolienne, mais aussi moteur à biocarburant...) et ne dépend pas
seulement des centrales nucléaires et des centrales thermiques. Côté
énergie : la fabrication des réservoirs est moins polluante que celle
des accumulateurs, et le "carburant" (de l'air) ne présente aucun
danger ni aucune pollution, que ce soit au niveau de sa production, de
son transport et de ses rejets. En revanche son rendement est encore
très faible : 40%. Reste un problème majeur : comment l'état va-t-il
taxer ce "carburant"? Peut-être est-ce le problème le plus important.
Une réponse simple serait de taxer l'énergie primaire, servant à
compresser l'air.
Ce type de véhicule dimensionné pour la ville, fonctionnant
avec une technologie éprouvée, peu onéreuse et totalement propre, est
particulièrement séduisant. Il s'agit d'une solution d'une élégante
simplicité qui s'attaque à la question du véhicule propre.
Pour ces raisons, les médias parlent régulièrement de ce
projet, mais de nombreux spécialistes sont plus que sceptiques sur les
performances annoncées. Les nombreux retards et les absences de tests
ne favorisent pas la confiance.
Le moteur à air comprimé pourrait aussi être intéressant pour
les possesseurs de panneaux solaires, en offrant une solution au
problème du décalage entre l'offre diurne et l'usage nocturne. En
stockant l'énergie sous forme d'air comprimé pendant la journée, il
serait possible de la récupérer la nuit en se passant de batteries
classiques.

Liens externes



Références



  1. http://www.energine.com/
  2. http://www.mdi.lu/
  3. Arnaque ? méfiance ! Voir sur kernelys.free.fr
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